Vue détaillée de la construction d'un mur à ossature bois, montrant les assemblages et les éléments structurels.
Étude de cas

Analyse EF non linéaire de murs à ossature bois multicouches à l’université RWTH Aachen

Défi

La structure à ossature bois se distingue par un degré élevé de préfabrication, des temps de construction courts et une utilisation des ressources comparativement faible. Cependant, son application se concentre jusqu’à présent principalement sur des bâtiments de faible hauteur. Un défi pour la construction en bois multi-étages consiste à augmenter efficacement la capacité portante et la rigidité des panneaux de contreventement sans avoir à prévoir des couches ou des connecteurs supplémentaires.

Dans le projet de recherche HELEPOLIS, des chercheurs de l’Université RWTH d’Aix-la-Chapelle (nord-ouest de l’Allemagne) a donc étudié dans quelle mesure les revêtements ignifuges, indispensables dans une structure bois à plusieurs étages, peuvent être utilisés conjointement avec le revêtement structurel pour le contreventement horizontal. Pour cela, l’interaction complexe des nervures en bois, des multiples couches, des organes d’assemblage non linéaires et des ancrages a dû être représentée de manière expérimentale, analytique et numérique.

Solution

Pour les études numériques, un modèle EF a été développé dans RFEM. Les nervures en bois ont été modélisées avec des éléments de barre et les couches de revêtement et d’habillage avec des éléments de surface. Le comportement non linéaire force-déformation des connecteurs entre les plaques et l’ossature bois a été pris en compte à l’aide de libérations linéiques ou de ressorts continus. Les données d'entrée étaient des courbes force-déformation déterminées expérimentalement à partir d’essais sur les organes d’assemblage.

RFEM a été utilisé en particulier en raison de la définition simple des libérations linéiques non linéaires et de la génération automatique du maillage. Cela a permis d’étudier efficacement différentes compositions de mur et configurations de connecteurs et de comparer les résultats numériques avec des essais sur des unités d'assemblage, des panneaux de contreventement et des structures complètes en ossature bois.

Les études montrent que des couches de plaques supplémentaires et leurs connecteurs influencent considérablement la rigidité et la capacité portante des murs à ossature bois. Cette contribution est fondamentale pour la sécurité dans le cadre de l’analyse sismique, elle ne doit être ni négligée de manière générale ni utilisée sans modèles de calcul appropriés. Les résultats de la recherche ont été transposés dans un guide de calcul pratique avec un outil de calcul complémentaire.

Avantages grâce à l'utilisation du logiciel Dlubal

  • Modélisation non linéaire efficace — Les articulations linéiques et les ressorts distribués reproduisent le comportement des organes d’assemblage directement sur la base de courbes force-déformation expérimentales
  • Études paramétriques flexibles — La génération automatique du maillage permet l’étude rapide de différentes configurations de mur et dispositions de panneau de contreventement
  • Résultats numériques validés — Les résultats de RFEM ont été confirmés expérimentalement au niveau de chaque connecteur, du diaphragme de mur et de la structure portante globale
  • Transfert vers la pratique — Les résultats de la modélisation ont directement alimenté un guide de calcul publié pour la pratique de la structure en bois
  • Plateforme compatible avec l’API — L’API Dlubal permet l’intégration dans des processus automatisés de planification structurelle, ce qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la mise en œuvre des futurs outils de calcul basés sur l’IA

Le projet de recherche HELEPOLIS – Revêtement de protection incendie comme composant structurel

Une structure en bois à plusieurs étages nécessite des revêtements de protection incendie, mais leur contribution au contreventement horizontal n’a jusqu’à présent pas été prise en compte de manière systématique. Le projet HELEPOLIS de l’Université RWTH d’Aix-la-Chapelle vise précisément cet objectif. L’équipe de recherche a étudié expérimentalement la contribution en rigidité et en capacité portante de couches de plaques supplémentaires et de leurs organes d’assemblage dans les murs à ossature bois, sur des assemblages individuels, lors d’essais sur murs à grande échelle et sur des parties de bâtiments.

Les résultats sont clairs, sans appel : des couches de plaques supplémentaires et leurs organes d’assemblage peuvent augmenter considérablement la rigidité et la capacité portante des murs à ossature bois, et c’est important pour l’analyse sismique. Négliger systématiquement cette contribution est tout aussi inadmissible que de l’utiliser sans modèles de calcul appropriés. Le projet a débouché sur une directive publiée dans l’INFORMATIONSDIENST HOLZ, qui permet aux ingénieurs une prise en compte conforme aux normes des panneaux de contreventement multicouches.

Modéliser le comportement non linéaire des connecteurs et le panneau de contreventement multicouche dans RFEM

Le modèle numérique constitué dans RFEM reproduit avec précision la complexité physique des murs à ossature bois. Les éléments de barre représentent la structure de l’ossature, les éléments coque modélisent le revêtement et les couches de protection. Les connecteurs entre les plaques et l’ossature bois ont été intégrés via des articulations linéiques et des ressorts continus, en utilisant comme données d’entrée des diagrammes effort-déformation non linéaires issus d’essais expérimentaux sur les connecteurs.

La génération automatique du maillage et la définition intuitive des articulations linéiques non linéaires dans RFEM ont été déterminantes pour permettre à l’équipe de recherche d’étudier efficacement un large éventail de configurations de murs et de dispositions de connecteurs. La capacité à reproduire le comportement non linéaire complet du système, au lieu de recourir à des hypothèses linéaires simplifiées, était essentielle pour la comparabilité avec les résultats expérimentaux physiques. Les modèles validés ont ensuite servi de base numérique pour la directive de dimensionnement publiée et l’outil de calcul associé.

➡️ Vers le site web du projet HELEPOLIS